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lavoro pubblicato lunedì 28 novembre 2011
ultima lettura domenica 17 febbraio 2019

Questo lavoro puo' essere letto da tutti

GLI AMORI (E LE PERVERSIONI) DI ACHILLE

di teseo2347. Letto 861 volte. Dallo scaffale Storia

Si pensa sempre ad Achille come ad un guerriero interamente dedito alle armi e alla guerra, ma già Omero parlava dei suoi amori. E Briseide non è la sola né la prima: Ifigenia era venuta in Aulide per diventare sua sposa, e anche se egli era rimasto all’o

Deidamia
Le sue storie d'amore erano d'altronde cominciate prestissimo, se,
appena uscito dall'infazia (a soli nove anni), egli si era unito a Deidamia, la
figlia di Licomede, indossando vesti femminili. Alle testimonianze più note
aggiungiamo qui solo quella del Ciclo omerico, che parla invece di un Achille
ben più maturo.

Proclo, Crestomazia libro I
"E Achille approda a Sciro
e sposa Deidamia, la figlia di Licomede."
Nessuna traccia del mito
tradizionale, forse per uno dei numerosi tentativi di razionalizzazione naturali
in un filosofo come Proclo.

Elena
Il Ciclo contiene un'altra notizia,
che ci ricorda che Achille era stato uno dei pretendenti alla mano di
Elena.
"Dopo (siamo all'inizio della guerra) Achille desidera vedere Elena e
Afrodite e Teti li portano nello stesso luogo".

Amori omosessuali
Ma
in fondo questi amori sembrano del tutto normali e non meriterebbero una
attenzione particolare (nonostante i moralisti cristiani rimproverassero a un
Achille di soli nove anni di essersi vestito da donna nell'episodio di
Deidamia...).
Quanto al suo legame con Patroclo, esso non può stupire chiunque
abbia familiarità con gli antichi costumi greci. Ecco le parole di Apollodoro a
questo proposito (Biblioteca III 13, 8 passim):
"Achille era anche
accompagnato da Patroclo, il figlio di Menezio ... che diviene l'amato
d'Achille."

Le cose si complicano molto a proposito di un altro amore
omosessuale, di cui ci parla in modo del tutto oscuro, come di consueto,
Licofrone (Alessandra,307-8). Il suo scoliaste e molto più tardi Servio sono
invece chiarissimi:
"Ahimé, piango anche il tuo candido fiore, o lioncello,
bella gioia dei tuoi parenti !"
Scholium ad locum
"Achille rapì Troïlo e
poi lo possedette nel tempio di Apollo. O forse lo attirò con un dono e poi lo
uccise."

Virgilio, nell' Eneide ( I 477), sembrava parlare di una normale
azione di guerra:
"Parte alia fugiens amissis Troilus armis,
infelix puer
atque impar congressus Achilli,
fertur equis, curruque haeret resupinus
inani,
lora tenens tamen ; huic cervixque comaeque trahuntur
per terram,
et versa pulvis inscribitur hasta."

Ed ecco la nota di Servio, ad locum
:
"et veritas quidem hoc habet: Troili amore Achillem ductum palumbes ei
quibus ille delectabatur obiecisse : quas cum vellet tenere, captus ab Achille
in eius amplexibus periit. sed hoc quasi indignum heroo carmine mutavit
poeta".

Pentesilea
Il comportamento amoroso(ma bisognerebbe dire
piuttosto « erotico » o addirittura « pervertito ») di Achille non si ferma qui.
Egli avrebbe amato in modo assolutamente particolare la regina delle Amazzoni,
Pentesilea, dopo averla colpita a morte. Questa vicenda risale al ciclo omerico,
perché a raccontarla è Proclo; e la confermano più tardi Apollodoro e
Servio.

Proclo, Crestomazia, libro I,175-180
"L' Amazzone Pentesilea,
figlia di Ares e tracia d'origine, viene a combattere con i Troiani. Ella viene
uccisa da Achille malgrado (o a causa del) suo valore, e i Troiani la
seppelliscono. Achille uccide Tersite qui l'aveva insultato e biasimato per il
suo amore verso Pentesilea di cui si parlava ; segue una rivolta degli Achei a
causa dell'uccisione di Tersite".

Apollodoro, Epitome, V 19
1
"Pentesilea, figlia di Otrere e di Ares, aveva ucciso involontariamente
Ippolita e era stata purificata da Priamo. Nel corso di una battaglia, ella
uccide molti Greci, tra i quali Macaone. Più tardi, ella muore per mano di
Achille, che dopo la sua morte se ne innamora e uccide Tersite che
l'insultava."

Virgilio menziona due volte Pentesilea.
Eneide I 489 sqq (un quadro del
tempio di Giunone a Cartagine)
"Ducit Amazonidum lunatis agmina peltis

Penthesilea furens, mediisque in milibus ardet,
aurea subnectens exsertae
cingula mammae,
bellatrix, audetque viris concurrere virgo."

Servio,
ad locum
"Penthesilea fvrens furentem ideo dixit, quia sororem suam in
venatione confixit simulans se cervam ferire. sed hoc per transitum tangit, nam
furor bellicus intellegitur. an 'furens', quia maiora viribus audebat. haec
tamen Martis et Otreres filia fuit, quam Achilles cum adversum se pugnantem
peremisset post mortem eius adamavit eamque honorifice sepelivit. "

E, in
modo indiretto, parlando di Camilla (Eneide XI 653 sqq):
"illa etiam, si
quando in tergum pulsa recessit,
spicula conuerso fugientia derigit
arcu.
at circum lectae comites, Larinaque uirgo
Tullaque et aeratam
quatiens Tarpeia securim,
Italides, quas ipsa decus sibi dia
Camilla
delegit pacisque bonas bellique ministras:
quales Threiciae cum
flumina Thermodontis
pulsant et pictis bellantur Amazones armis,
seu
circum Hippolyten seu cum se Martia curru
Penthesilea refert, magnoque
ululante tumultu
feminea exsultant lunatis agmina peltis."

Servio, ad
locum
Hippolyten haec Amazonum fuit regina, cui victae Hercules balteum
sustulit. huius filia fuit Antiopa, quam Theseus rapuit, unde Hippolytus. Martia
aut bellicosa, aut Martis filia. quae ab Achille occisa ac mortua adamata est :
ut non nulli vero adserunt, cum Achille concubuit, et ex eo Caystrum filium
edidit, ex quo flumen Lydiae ita appellatur.

Sulla stessa linea del
Cyclos e di Apollodoro è Quinto Smirneo, Posthomerica I 663-810, passim.
Riportiamo il passo nella versione francese di M. Berthault:
Et les Argiens
qui étaient là étaient frappés d'admiration, car elle était semblable aux
déesses. Elle était étendue sur la terre avec ses armes, comme Artémis
l'invincible quand elle dort, Artémis la fille de Zeus, lorsqu'elle est fatiguée
de poursuivre sur la cime des montagnes les lions rapides. Cypris à la couronne
d'or, l'amie du vaillant Arès, laissait à la guerrière sa beauté dans la mort,
afin d'affliger le coeur même du vaillant fils de Pélée. Et tous souhaitaient à
leur retour dans la patrie les caresses d'une femme aussi belle. Et Achille
lui-même jusqu'au fond du coeur avait peine de l'avoir immolée ; il pensait
qu'il aurait pu l'emmener, chaste épouse, dans la Phthie féconde en chevaux ;
car, pour sa taille et sa beauté, elle était semblable aux déesses...
Pendant
ce temps, çà et là, les fils belliqueux d'Argos dépouillaient les morts de leurs
armes brillantes. Mais le fils de Pélée s'affligeait en contemplant dans la
poussière la chaste beauté de son ennemie ; de cruels chagrins rongeaient son
coeur, aussi cruels que le jour où il perdit Patrocle. Thersite alors, se
plaçant devant lui, le gourmande en ces termes : «Insensé, quel dieu t'égare ?
pourquoi déplores-tu la mort de l'Amazone qui voulait notre perte ? Homme au
coeur de femme, tu regrettes cette jeune fille à qui tu aurais désiré offrir les
dons joyaux de l'hyménée ! Plût aux dieux que, dans le combat, elle t'eût
transpercé de son javelot, puisque, dans l'excès de ta douleur, tu livres ton
coeur à la femme et oublies le devoir à la vue de la beauté. Lâche ! qu'as-tu
fait de ton courage et de ta raison ? Je ne vois plus en toi la force d'un roi
vaillant ; ignores-tu les misères que les Troyens ont méritées par leur mollesse
? Rien n'est plus funeste aux hommes que les voluptés et l'amour des femmes ;
voilà ce qui pousse au délire les héros les plus courageux ; la gloire
accompagne la vertu. Un guerrier n'aime que l'honneur de la victoire et les
travaux d'Arès ; le lâche préfère les caresses des femmes». Tels étaient ses
reproches ; le magnanime Achille fut transporté de colère ; et aussitôt, de sa
main puissante, il le frappa du poing entre la mâchoire et l'oreille ; ses dents
tombèrent à terre ; lui-même il roula dans la poussière ; le sang coula à flots
de sa bouche, et la vie du misérable s'enfuit de ses membres débiles. A cette
vue, le peuple des Argiens se réjouit car Thersite poursuivait tous les
guerriers de reproches acerbes qu'il méritait mieux que les autres ; et il
humiliait tout le monde. Aussi plus d'un s'écriait parmi les Argiens courageux
:«Il ne convient pas à un misérable d'insulter les rois soit ouvertement, soit
en cachette, car leur colère est terrible. La justice a son jour, et Até punit
une langue imprudente, Até qui sans cesse inflige aux mortels les châtiments
qu'ils ont mérités». Ils parlaient ainsi : et le fils de Pélée, indigné jusqu'au
fond du coeur, adressait à Thersite ces paroles :«Demeure étendu sur la
poussière, et oublie là ta démence. Il ne convient pas qu'un lâche insulte un
brave ; tu as jadis irrité la patience d'Odysse, en l'accablant de reproches.
Mais le fils de Pélée n'est pas si doux ; il t'a tué, sans se donner de peine,
et ta vie est finie par ta lâcheté. Va, fuis dans les Enfers pour insulter les
morts». Ainsi parla le descendant courageux d'Eacos. Seul parmi les Argiens,
Diomède s'irritait de la mort de Thersite, son parent, car Thersite était fils
du divin Agrios, frère du généreux Oenée ; et celui-ci avait eu pour fils le
redoutable Tydée, père du vaillant Diomède. Il s'irritait donc de la mort de
Thersite. Et il aurait levé la main contre le fils de Pélée, si les fils de
l'Achaïe ne l'avaient retenu en foule, le calmant par maintes paroles ; et de
même ils retenaient de l'autre côté le fils de Pélée. Car les deux héros
brûlaient de se combattre l'épée à la main. La colère les enflammait. Cependant
ils cédèrent aux exhortations de leurs amis".

Naturalmente queste azioni
di Achille sono oggetto della condanna senza appello des retori pagani e
cristiani, mentre Nonno, che ne parla en passant, sembra meno severo. Leggiamo
dunque i suoi versi voluttuosi dopo le frasi di Libanio (Progymnasmata,
9.1.22)...
"E dopo questo io sopporterò quelli che pretendono che Achille
sia il migliore tra quelli che andarono a Troia ? perché ? a causa della sua
lussuria ? della sua ubriachezza ? della sua slealtà? della sua avidità? della
sua empietà ? della sua intemperanza ? se ne vuole come prova non solamente
Briseide, una viva, ma anche una morta. E' lui infatti che amò l'Amazzone dopo
averla uccisa, e che si gettò su Pentesilea quando ella giaceva a terra. E per
Zeus, perché no? E tipico della stessa anima combattere i morti e amare i
morti!"

... e dello Pseudo-Giustino, Oratio ad gentiles, 37.E.6 -38.A.6

"Anche il figlio di Peleo, che guadò il fiume, abbattè Troia uccise Ettore,
il vostro eroe, era lo schiavo di Polissena, ed era stato vinto dall'Amazzone
morta."

Nonno, Dionisiaca, 35.27-30
"(Oronte ?) proprio come Achille,
pieno del desiderio per un cadavere senza vita, vedendo a terra un' altra
Pentesilea, avrebbe baciato le labbra fredde della ninfa coperta di polvere, se
non avesse temuto l'ira di Deriade".

La tradizione medievale
Gli autori medievali, come d'altronde le loro fonti
Darete e Ditti, non citano queste vicende, ma le tacciono probabilmente per
ragioni morali. Dante però sembra ricordarsi di un Achille incapace di contenere
e dominare le sue passioni erotiche e lo condanna tra i lussuriosi, come Didone,
Paolo e Francesca, Paride, Tristano, Elena...A motivo di questa condanna i critici
citano generalmente l'amore per Polissena, che lo avrebbe portato alla morte e
per la quale non avrebbe esitato a tradire i Greci. Ecco questi versi:


Inferno, V, v. 65-66 (è Virgilio che parla)
"Elena vedi, per cui
tanto reo
tempo si volse, e vedi 'l grande Achille,
che con Amore al fine
combatteo".

Sarebbe singolare che Dante intendesse punire Achille tra i
lussuriosi per aver aspirato in modo legittimo alla mano di Polissena; e se per
questo, come gli autori medievali concordemente raccontano, fu ad un passo dal
tradimento, il suo posto doveva essere nell'Antenora, accanto al traditore di
Troia e magari all'impius Aeneas, che invece è proprio con Pentesilea nel Limbo,
accanto a Camilla. Ne parleremo in un prossimo contributo. La mia impressione è
che invece Dante a buon motivo includa Achille tra i lussuriosi per gli eccessi
erotici e le perversioni qui esposte.



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